Dra. Paloma Tejero
Médecin esthétique, présidente de GEMEON, directrice du Master de Médecine Esthétique de l’Université d’Alcalá et membre d’honneur de la SEME.
La technique de microneedling (MN) repose sur l’utilisation de dispositifs mini-invasifs munis de micro-aiguilles qui perforent la couche la plus externe de la peau, le stratum corneum (SC), créant des microcanaux aqueux transitoires qui facilitent le transport des molécules thérapeutiques vers l’épiderme.
Nous savons aujourd’hui qu’au-delà de leur rôle de vecteur pour l’administration transcutanée de molécules cosméceutiques, la technique de microneedling induit, par elle-même, une stimulation biologique. Celle-ci favorise l’expression et le dépôt d’élastine et de collagène, améliore la vascularisation de la zone traitée et active les facteurs de croissance dérivés des plaquettes (PDGF) ainsi que le facteur de croissance insulinomimétique de type 1 (IGF-1).
L’un des traitements les plus demandés en consultation concerne les dyschromies cutanées et le photovieillissement. Il est bien établi que l’augmentation du stress oxydatif provoquée par les rayons ultraviolets B (UV-B) stimule la mélanogenèse et active les métalloprotéinases matricielles (MMP), responsables de la dégradation des fibres de collagène et d’élastine, entraînant ainsi une diminution de l’élasticité cutanée. De nombreuses modalités thérapeutiques ont été développées, telles que les peelings ou les traitements au laser. Cependant, ces dernières années, des formes résistantes de mélasma sont apparues, ne répondant pas aux traitements de première intention habituellement proposés, ce qui rend nécessaire l’exploration de nouvelles alternatives thérapeutiques.
L’utilisation de l’acide tranexamique constitue aujourd’hui l’une des alternatives thérapeutiques proposées pour ces patients. Les publications scientifiques soutenant son efficacité se multiplient, notamment lorsqu’il est administré par différentes voies, parmi lesquelles l’application par microneedling.
D’autres études publiées soutiennent également l’utilisation d’autres agents antioxydants, tels que la vitamine C et la niacinamide, administrés par microneedling, comme traitements du photovieillissement et des troubles de la pigmentation cutanée.
Inbiowhite est destiné à inhiber la mélanogenèse et à unifier tout en éclaircissant le teint. Les principaux actifs de ce produit lyophilisé sont :
ACIDE TRANEXAMIQUE
>NIACINAMIDE
>ACIDE HYALURONIQUE
>BRIGHTENYL®
>MANNITOL
>SILICIUM ORGANIQUE
Tous ces actifs sont bien connus et ont fait l’objet d’évaluations, ce qui nous a conduits à les intégrer à nos protocoles thérapeutiques.
Au total, 28 traitements ont été réalisés chez 12 patients (2 à 3 séances espacées de trois semaines). L’étude comprenait 11 femmes et 1 homme, âgés de 35 à 60 ans, présentant des phototypes II à III. Tous les patients ont montré une amélioration du teint, avec un éclaircissement cutané et une diminution de l’intensité du mélasma. En revanche, aucune modification n’a été observée au niveau des lentigos.
Chez tous les patients, une amélioration de l’état général de la peau a été observée, non seulement grâce à un éclaircissement du teint et à un gain de luminosité, mais également à une meilleure fermeté cutanée et à une atténuation des ridules. Le traitement a été très bien toléré par les patients. Seuls un érythème transitoire, d’une durée de 24 à 48 heures, ainsi que quelques très petites croûtes, presque imperceptibles et disparaissant en 48 heures, ont été constatés.
Nous pouvons affirmer que, malgré le nombre limité de patients, Inbiowhite constitue l’un des traitements les plus prometteurs et les mieux acceptés, avec des résultats en accord avec les données de la littérature scientifique consultée.



